Helene Zuili - BizNetBlog

Réflexions & news sur le biz du net. Webmarketing, NTIC & Univers Virtuels, internet immersif, pratiques collaboratives, personal branding.

Qui suis-je....

Auteur-réalisatrice multimédia. Entrepreneur passionnée de l'être humain et des nouvelles technologies et médias, des interactions, des interfaces et de la convergence.. Fondatrice de MakeMyWorlds, spécialiste de l'internet immersif et des univers virtuels. Consultante, enseignante, speaker @ BizNetFormations.

Ce que je propose...

Conseil et veille technologique cross médias. Formations individuelles et collectives. Coaching et accompagnement à l'utilisation des nouvelles technologies en environnement professionnel. Integration de pratiques collaboratives en univers virtuels. Gestion de projet Second Life & Second Life Entreprise.

Affichage des articles dont le libellé est medias sociaux. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est medias sociaux. Afficher tous les articles

Comprendre et provoquer le changement.

Il fut un temps où il n’y avait pas d’ordinateur dans les appartements et les maisons du monde. Pas de mobile, pas de console de jeux. Régnèrent le journal, le livre, la radio, puis l’écran de la télévision, tout puissant, d’abord en noir et blanc, puis en couleurs.

Maximilia

Un temps où pour chercher le sens d’un mot, on regardait dans un dictionnaire et où le comble du chic et de l’endettement était de posséder une encyclopédie en 21 volumes que l’on exposait comme un tableau sur les étagères de sa bibliothèque.

Puis vinrent les ordinateurs, les consoles, les mobiles, les tablettes, les robots, ouvrant la voix à tous les supports matériels et immatériels capables d’embarquer des nano processeurs susceptibles de traiter des données.

Et vint le temps où l’ensemble de ces données se mirent à communiquer entre elles, par le biais des individus, des réseaux, des supports, des terminaux, modifiant radicalement notre environnement, nos habitudes, nos perceptions de l’espace et du temps, notre réalité.

On dit que nous sommes les produits de notre génération : cela veut dire que nos perceptions sont façonnées par les dimensions espace et temps dans lesquelles nous vivons. Et pour percevoir cet environnement et élaborer nos comportements, nous nous nourrissons de l’information que nos sens nous renvoient.

Aujourd’hui, cette information nous arrive de partout, de tous les côtés, elle submerge nos sens, nous obligeant à construire nos propres filtres, nos propres limites pour échapper à une forme de folie, pour que notre humanité n’en vienne à se dissoudre dans un monde de données. Mais cette information élargit aussi notre conscience, notre monde physique et intérieur, notre proximité. Car chaque fois que nous tissons un lien, fut-il virtuel, nous nous donnons la possibilité d’accéder à d’autres cercles, de découvrir d’autres univers et de faire basculer le champ des possibles.

Cette révolution nous oblige à modifier nos façons de penser, de travailler. Elle nous oblige à nous questionner autrement, à nous adapter et à changer.

Nous pouvons le faire dans la douleur, mobilisant nos résistances à des fins contre-productives, retardant le moment de l’inévitable. Nous pouvons le faire dans le plaisir en considérant que tout l’acquis que nous avons emmagasiné depuis notre enfance, dans les différentes expériences de notre vie nous servira à mieux nous approprier les nouveaux savoirs. (Lire Du désir au plaisir de changer. Comprendre et provoquer le changement de F. Kourilski)

Combien de temps les corps socio-économique et politique mettront-t-ils pour admettre qu’il leur faut aussi se transformer, changer, s’adapter à ces bouleversements, à cette société de l’intelligence collective et du moi-le-média ?


Bookmark and Share

Lire la suite...!

Réseaux sociaux: ces liens qui nous attachent, le nombre de Dunbar.

Alzheimer Art Quilt Initiative Quilt -
The Ties that Bind © AmyB
Revenue à la vie réelle (billet du 10/1), je dois m’occuper de restructurer et optimiser ma présence sur les médias sociaux et ma visibilité sur Google. J’essaie d’y consacrer une heure par jour en me concentrant dans un premier temps sur la réorganisation de mes réseaux.

Facebook = personnel Helene Zuili
Facebook Fan page = BiznetFormations et MakeMyWorlds
Linkedin et Viadéo = professionnel

Twitter = professionnel en français et en anglais

Blogs = professionnel sur BizNetBlog en français et MakeMyWorlds News en anglais

Plus tard, quand les basics seront proprement ré-installés, je m’occuperai de revoir tous mes comptes adossés médias orientés partage : flickr, delicious, youtube, friendfeed... et le SEO de mes sites web BizNetFormations et Helene Zuili. Je sais que tout est lié, mais il est nécessaire de se concentrer et même si je suis rapide, je dois hiérarchiser les priorités.

J’ai écrit sur mon mur (de plastique) les mots « constance » et « qualité. » C’est cela que je vise dans un premier temps pour regagner mes galons... la quantité viendra de la qualité, c’est à dire de ma capacité à nouer du « vrai lien » et à entretenir la conversation ce qui fait sens.

L’anthropologue Robin Dunbar qui a étudié les réseaux sociaux, en a tiré la conclusion suivante, formulée en 92 : qui que l’on soit, la taille limitée de notre néocortex ne permettrait pas d’entretenir des relations amicales et durables avec plus de 150 personnes, soit 20 de plus que le nombre moyen d'amis pour les utilisateurs de Facebook. On appelle ce chiffre plafond le nombre de Dunbar, qui même s’il est souvent débattu, pose la question du lien entre sociabilité et capacités mentales.. (lire le Pocket Zeitgeist)

Et la sociabilité est une chose qui ne s’invente pas. On peut la forcer mais on n’impose pas une relation : la relation s’impose à nous, et très souvent à partir de choses simples : un sourire, un mot, un merci, une idée qu’on a fait surgir dans la tête de l’autre, une image...
On ne planifie pas une affection ou le lien qui nous unit.

Et quand il s'agit de réseaux sociaux, ces choses simples font leur chemin...

Lorsque que je donne un séminaire ou que j’interviens en coaching, je suis toujours frappée par les liens qui se tissent, au sein du groupe, entre le groupe et moi, ou encore entre une personne en particulier et moi. Il y a des alchimies qui ne s’inventent pas, qui ne peuvent pas se créer de manière artificielle.

En matière de réseau social, c’est en partie la même chose. Nos relations s’établissent sur les choses simples qui nous interpellent, une photo, un tableau, un mot, un commentaire sur le mur de l’autre, un twitt qui vous fait sourire.

S’intéresser à l’autre, de façon authentique, le montrer dans de petits détails, saluer, faire savoir que vous aimez d’un simple clic, c’est ainsi qu’un réseau social s’ancre dans le réel et se développe. Tout comme dans la vraie vie.

Bookmark and Share

Lire la suite...!

Medias sociaux et Entreprises: regles du jeu à définir... (étude de cas Pfizer)

Comprendre que l'intégration des médias sociaux dans la stratégie de l'entreprise découle d'un processus et non pas d'un évènement est un premier acquis. Néanmoins, l'adoption des médias sociaux peut sembler compliquée pour les grandes marques de certains secteurs industriels ou gouvernementaux très réglementés : pharmacie (cf Servier aujourd'hui), alcool, banques...

Il parait judicieux alors de définir une ligne éditoriale et des outils qui permettront aux différentes entités de l'entreprise de s'engager dans les médias sociaux avec confiance, et de pratiquer en positionnant la marque avec éthique et transparence tout en plaçant les internautes au coeur du process.

Dans une présentation récente, Kate Bird explique comment les Laboratoires Pfizer ont créé un "social media playbook" qui vient en complément de sa politique de communication générale référente plus large et plus formelle. A ce guide des médias sociaux viennent s'ajouter quelques conseils et astuces comme par exemple :

# Favoriser la lecture. Le social media playbook de Pfizer est court et synthétique, visuel et facile à comprendre et assimiler.
# Pointer les exemples les plus parlants — d'où qu'ils viennent. Peu importe le secteur d'activité, les exemples doivent être capables d'inspirer les lecteurs pour leur donner envie...
# Fournir des outils "brandés", par exemple des templates que les employés peuvent utiliser s'ils le souhaitent pour leurs propre profils, leur chaine youtube etc...

Bref former, stimuler, aider les collaborateurs de l'entreprise à comprendre les médias sociaux et à y véhiculer la marque directement ou indirectement de façon claire, lisible et cohérente.



Bookmark and Share

Lire la suite...!

Medias sociaux et Entreprises : un processus pas un évènement ...

Premières discussions de l'année et premières questions. Médias sociaux : on y va ? de quoi va-t-on parler ? qui s'en occupe ?

Hmmm... Ces questions ressemblent tant à celles que nous rencontrions au début de l'internet. Site web, oui, mais pourquoi, comment, qui fait.... Expliquer.

Il s'agit d'abord d'une démarche de type processus et non pas d'une simple mise en place évènementielle ou d'une suite d'outils qu'on additionne pour "faire du buzz".

Définir ses objectifs, choisir ses messages, sélectionner les canaux de communication, définir les ressources, établir les bases du ROI.... rien de nouveau pour les marketeurs... juste intégrer un nouveau média.





Se connaître découle d'un processus. Tout comme construire une marque.

Participer à un salon est une démarche évenementielle. Tout comme fêter son anniversaire.

Les médias sociaux recouvrent la réalité d'un nouveau média à intégrer dans la stratégie marketing et communication, tout comme le média internet. Il s'agit d'un glissement, d'un changement de paradigme.
Il ne s'agit pas d'une mode.


Bookmark and Share

Lire la suite...!

Reseaux sociaux : nouveaux territoires d'exploration...

Très belle cartographie des réseaux sociaux par Flowtown qui permet d'appréhender les terrains d'expression des différents médias sociaux avec un autre regard et ouvre l'esprit à d'autres analyses...



Bookmark and Share

Lire la suite...!

Comment Twitter mesure le pouls de la nation

Des chercheurs de la Northeastern University College of Computer and Information Sciences et Harvard Medical School ont développé un système de traçage des humeurs d’un pays en analysant le contenu des tweets et leur valeur sémantique.

Leur étude, "Pulse of the Nation: U.S. Mood Throughout the Day Inferred from Twitter", passe au crible plus de 300 millions de tweets, émis entre septembre 2006 et aout 2009, chargés d’un contenu émotionnel, pour développer une série de cartogrammes colorés capables de montrer l’humeur de chaque pays durant le cours de la journée. (plus la couleur est rouge, plus l’humeur est mauvaise, plus elle est verte, plus l’humeur est heureuse).



Quelques découvertes, qui ne vous étonneront peut-être pas…
• On est plus heureux très tôt le matin ou très tard le soir
• La côte Ouest des US est plus heureuse que la côte Est…
• On est plus heureux le week end que la semaine

Je suis curieuse de voir une analyse de ce type pour la France dont l’humeur générale semble toujours passablement exécrable si l’on en croit les médias traditionnels… La difficulté réside encore dans la représentativité de Twitter au sein de la population, environ 0,2% de comptes twitter en France vs 11% aux US et d’après Semiocast, 500 000 tweets envoyés chaque jour depuis l’hexagone (dont seulement 44% en français)…

Cela mérite un billet sur le micro blogging à la rentrée… En attendant, besoin de déconnexion maximal oblige, vous pouvez me retrouver sur Twitter ...


Bookmark and Share

Lire la suite...!

E-reputation des entreprises : vers une politique medias sociaux

Il faisait froid ce jour-là... La neige tombait à gros flocons, et je terminais une présentation sur les nouveaux médias où mon principal interlocuteur ne cessait de ponctuer chacune de mes interventions par "hmmm une mode..." ou encore "pffff, ce n'est pas pour nous ce genre de choses...". Bon gré, malgré, j'arrivais péniblement à la fin de notre rendez-vous, saluait, et sortit de la célébre institution en me jurant de me tenir à distance de tout ce qui ressemble à un organisme lié directement ou indirectement à une administration.

C'était mon dernier rendez-vous de l'année et il me laissait l'amère sensation que le chemin était plus long qu'il m'arrivait de le penser. Intellectualiser la puissance d'internet et en percevoir les effets à grande échelle, n'est pas tout à fait le même chose. ...

J'achetais Le Monde à un vendeur de rue transi, et me jetais dans le métro, où mes yeux s'arrêtèrent sur un article qui titrait : "Les entreprises soignent leur e-réputation" et dont je vous livre ci-dessous les 2 paragraphes qui me semblent les plus pertinents.

"On est préparés à parer à tout accident avec les médias traditionnels, dit un directeur de la communication, qui souhaite rester anonyme. Mais, aujourd'hui, en cas de sinistre industriel, on réalise qu'avec Facebook ou Twitter, on ne saura pas faire. On risque d'être débordés."

Depuis le 19 décembre, des milliers de messages ont été postés sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter pour critiquer l'entreprise Eurostar. Parfois en direct depuis un train en rade. Ou depuis les quais des gares, où amis et familles attendant un proche se sont relayés sur la Toile. Sur la page Facebook d'Eurostar, on pouvait ainsi lire, au milieu de quelques demandes d'informations sur l'état du trafic : "Pouvez-vous me faire parvenir le nom et l'adresse de votre cabinet d'avocats ?" ; "Je ferai de mon mieux pour qu'Eurostar souffre tellement de cette situation qu'elle soit conduite à la faillite."

La ligne de métro était longue, et mon coeur était au rire ;) J'en profitais donc pour "buzzer" et "twitter" à quelques centaine de personnes l'url de l'article, ainsi qu'à Monsieur P.... A bon entendeur......

Bookmark and Share

Lire la suite...!

Roman Polanski, Internet, les Medias et la Politique : quand tout se melange...

C'est vrai, j'utilise peu ce blog pour développer des idées personnelles sur la vie ou l'actualité qui m'interroge. J'ai l'habitude de cloisonner ce qui relève des sujets professionnels d'autres sujets qui me passionnent. Mais comment faire quand tout se mélange, quand le sujet même que l'on traite est intimement mélé aux débats de société. Depuis toujours, je me sens responsable et actrice dans cette société digitale que je contribue à développer, notamment par les enseignements que je donne. Et depuis quelques mois, j'ai si mal à mon Internet que j'ai du mal à écrire.


J'ai longuement hésiter à poster sur ce qu'on appelle "l'affaire" Roman Polanski, et plus particulièrement sur la façon ignoble dont les médias traditionnels et les nouveaux médias se sont appropriés l'arrestation du cinéaste à des fins totalement sensationnalistes, calomnieuses et tragiques. Ce que je lis dans les blogs, dans les commentaires, ce que je perçois de l'utilisation des médias sociaux relayés ou encouragés par les médias "mainstream", m'effraie à tel point que je peux difficilement me taire.

Hier se tenait un évènement étonnant aux U.S. baptisé "Can you hear us now ?" (Pouvez-vous nous entendre maintenant ?"). Un mouvement de protestation bâti par la mouvance "républicaine" à partir des médias sociaux, organise des rassemblements-manifestations "tea-parties" partout dans le pays pour dénoncer les médias traditionnels qui ne relaient pas l'avis de l'opinion publique mais qui, selon eux, défendraient seulement leur propre point de vue... qu'ils considèrent comme trop "liberal" (ce qui dans la culture américaine désigne les progressistes, c'est à dire le gouvernement en place). Selon ce courant et pour faire court, la presse et les médias devraient donc relayer la voix et la pensée de l'opinion publique (c'est à dire la leur) plutôt que celles des politiques. Hmmm.....

Selon Wikipedia, l'opinion publique est l'ensemble des convictions et des valeurs plus ou moins partagées, des jugements, des préjugés et des croyances de la population d'une société donnée....L'opinion publique peut être influencée par les médias, les leaders d'opinion les professionnels des relations publiques et du lobbying, la propagande, mais aussi par l'éducation, les arts, les sciences et la philosophie." Selon les sociologues Pierre Bourdieu ou Alain Accardo , l'opinion publique est un objet construit, un artefact, dont la fonction est de globaliser sous forme de statistiques pour légitimer un rapport de forces, et à travers lui une politique. Pour Accardo, l'opinion publique tient pratiquement tout entière dans ce qu'en disent les médias et tout spécialement aujourd'hui les instituts de sondage capable de produire un questionnement arbitraire, globalisant, et interchangeable, pour coller à des fins d'aggrégations statistiques.

Les sondages servent donc logiquement au monde politique pour établir des stratégies de conquête de l'electorat. Hors ce qui est étrange, c'est que dans l'affaire Polanski comme dans l'affaire Mitterand, comme dans d'autres sujets d'information depuis quelques années, certains journalistes se servent de ces sondages pour ajuster leur ton et cesser de faire leur travail d'investigation, de questionnement et d'élévation du débat.

J'ai été frappée par le changement soudain de tonalité de certains médias , 48 heures après l'arrestation de Roman Polanski , quand un premier sondage internet a mis en évidence "une désapprobation des français concernant la défense de Polanski". Idem, quand après avoir trainé le ministre de la culture dans la boue, un sondage a montré que 2/3 des français ont trouvé le ministre convaincant.
J'ai aussi été choquée par la soudaine nécessité de certains médias et politiques, de se mettre au diapason de cette désormais fameuse "opinion internet" et de se justifier. (cf L. Ruquier et ses commentateurs, qui dit texto "nous n'avions pas d'avis, avant de lire les commentaires des auditeurs..." et qui revendique le "bon-sens populaire".)

Un site américain (appartenant à un important groupe de presse) met en ligne la déposition de "la victime", et tous les blogs la reprennent en coeur, faisant fi des droits essentiel des deux parties. Les mainstream medias qui ne veulent pas être dépassés surenchérissent dans le trash. Ceux comme Whoopy Goldberg qui viennent simplement essayer de ramener la foule à la raison en invoquant les faits, se font tout simplement lyncher avec une violence indescriptible. Même chose en France où les commentaires antisémites se rajoutent à la pauvreté des insultes.

La machine s'emballe. Le choix des images, un Polanski jeune (et beau) et une innocente collégienne rajoute à la perception que le fait s'est déroulé la veille. Peu de journalistes s'attachent à contextualiser les faits, à les analyser. Aucun article de fond sur la société des années 70, sur les évènements précis, sur le rôle des médias américains, sur la parole de Roman Polanski. Il faut attendre plus de 15 jours pour lire dans le Monde, une interview de Marina Zenovich , l'auteur du documentaire "Roman Polanski : Wanted and Desired" (2008), excédée de lire n'importe quoi sur cette affaire. Mais le mal est fait, les chiens sont lâchés ... et la calomnie à la vie dure.

Mais d'où viennent ces "sondages" internet. Qui répond à ces sondages ? Qui commente les articles ou les billets des blogs ? Quel pourcentage de la population internet et quelle représentativité ? Quelle implication y-a-t-il derrière ces clics ? Quel contrôle y-a-t-il sur le système de vote et de réponse ?

Je lis beaucoup, je m'insurge souvent mais je commente peu, même si je sais, en tant que professionnelle, que le commentaire augmente ma visibilité sur internet et donc, mon indice de popularité . Et pour blogger depuis longtemps, pour avoir animé des blogs personnels et professionnels, je sais aussi qu'une grande partie des lecteurs de blogs ne commentent pas.
Je vous invite à relire l'excellent billet de Dominique Cardon sur l'identité numérique et observer de près les différentes typologies sur la visibilité.

On assisterait donc ici à une totale inversion des règles : ce serait maintenant la société du "moi-le-média" qui influencerait les médias traditionnels et dicterait les sujets, et les politiques qui se contentent alors de surfer sur les commentaires des internautes.

Dans l'affaire Polanski, cela donne des dérives inimaginables et une exploitation des sujets collatéraux où chacun se projette allègrement : la fracture avec les élites, la justice à 2 vitesses, les abus sexuels, le combat des féministes, le viol, le tourisme sexuel, la pédophilie, l'affaire Batisti, l'affaire Dutroux etc... dont certains journalistes bien-pensants, et certains commentateurs (co-menteurs ?) "éclairés" se délectent offrant ainsi un boulevard à tous les extrémismes politiques.

Qui cela sert-il ? Pourquoi cet homme ? Pourquoi maintenant ? Quel besoin a-t-on d'attiser la haine à ce point, d'amalgamer l'arrestation de Roman Polanski à celle d'un criminel nazi ? De quoi le lynchage de Roman Polanski puis de Frédéric Mitterand, mais aussi de tous ceux qui les défendent, sont-ils les symptomes exactement ?

Tous les journalistes ne sont pas à mettre dans le même sac, non, et je ne souhaite en aucun cas stigmatiser une profession ou une activité. Mais personnellement, je me désole de la superficialité du travail accompli par certains, du manque d'objectivité ou de questionnement, de l'absence d'éthique et notamment sur la vérification élémentaire des sources. Il est factuel que moins de 7% des blogs ne sont que des copies de copies de copies... d'une matière originale.

Au début des années 2000, j'ai commencé à enseigner et consulter , parallèlement à mon travail d'auteur-réalisatrice. L'utilisation du numérique et des réseaux posaient de nombreuses questions philosophiques et sociales. Une révolution était en marche, et je me disais qu'il fallait mieux faire partie des acteurs de ce projet, et être capable d'en influencer le cours, que de simplement la subir. Illusion, peut être, vanité, ou tout simplement une forme d'optimisme désespéré qui ne préfère regarder du bon côté des choses du progrès... Et chaque jour, si je ne regarde que de ce côté là, je suis tout simplement émerveillée des incroyables mouvements que peut produire la maitrise des technologies par l'homme.

Mais si je regarde de l'autre côté aujourd'hui, alors je me sens profondément inquiète. Inquiète de ce qui se profile derrière cet Internet où le ressentiment démocratique devient un leitmotiv insupportable, où le débat public peut être totalement manipulé ou orienté par de nouveaux dictateurs, de nouveaux intégrismes, qui eux ont parfaitement compris les processus de viralité. Inquiète de la violence des attaques, de leur vulgarité, inquiète des amalgames, de l'utilisation des mots pris et repris en boucles, et transportés à la vitesse de l'éclair.

Il est urgent de développer une éthique, une charte, des mécanismes de protection et d'éducation, bref, des formes de contre-pouvoir propre à l'utilisation des médias sociaux. Il est important que ceux qui ont une voix puissante mesure la vertu du silence et que les silencieux mesurent l'opportunité d'utiliser leur voix. Il est fondamental de ne pas abandonner internet à ceux qui souhaitent en faire un nouvel outil de domination par le contrôle des médias sociaux.

****************

Sources...
Tous les news et quotidiens en ligne...
Le Blog de Romain Desbiens
Marina Zenovich : Le Monde 14 octobre
Obs; Yasmina Reza
Groupe Facebook Free Polanski
Pétition internationale Free Roman Polanski.
Interview de Polanski par Charlie Rose


Bookmark and Share


Lire la suite...!

On n'est jamais mieux servi que par soi-même...

Le pitch de Loic le Meur à l'I.A.B. , plutôt intéressant pour tous ceux qui veulent comprendre de plus près certaines évolution du web. Il y décrit les grandes tendances du moment et introduit son évènement annuel Le Web, qui sera centré sur "le web en temps réel". Loic le Meur, une très belle leçon de personal branding.



J'en profite aussi pour vous faire part de la prochaine journée de séminaire que je donne sur ce thème. Vous trouverez la présentation du séminaire Personal Branding sur le site de BizNetFormations.

Bookmark and Share


Lire la suite...!

Voyage à l'intérieur de l'univers Moi le Media ! - Part 1

2 mois de travail sur mon identité numérique et sur la promotion de ma marque personnelle via les médias sociaux, m'ont permis d'observer de l'intérieur les différents impacts de ce travail, les forces et les faiblesses des outils et réseaux, et leur synergie. Ils m'ont aussi permis de mettre des mots sur mon propre ressenti. Une sensation diffuse qui me dit depuis le début que cette façon de communiquer m'est fondamentalement étrangère car elle est presque intégralement basée sur le buzz et la compéhension des sphères d'influence, mais que je peux la comprendre et donc la modéliser à l'usage de mes clients, si la stratégie en justifie l'usage.
Voici donc quelques notes qui pourront certainement aider quelques uns d'entre vous ...

Se "Googler" pour savoir qui je suis sur le web...

Le self-googling appelé aussi ego-surfing est la première étape de ce travail sur mon identité numérique. Sur le web depuis 1996, mon identité est un peu "brouillée" par les sujets sur lesquels j'ai travaillé en tant qu'auteur, réalisatrice, productrice ou enseignante, et qui ont laissé des traces hétérogènes, sur des sites ou des blogs qui n'existent plus.

De plus, le travail que j'effectue dans Second Life depuis 2006, sous le nom de mon avatar Clara Young, et an anglais, ne contribue pas à enrichir mon profil réel. Mon but est donc d'essayer d'harmoniser les résultats en procédant à un ménage un peu radical pour orienter les traces sur les outils dont je me sers aujourd'hui, et dans un premier temps, mes blogs ... Mes objectifs d'ici la fin de l'année sont de fédérer mon identité réelle professionnelle et mon identité vituelle, afin d'optimiser mon travail de visibilité.




Mon blog est mon premier réseau social


Comme l'avait très bien écrit Eric Dupin dans un très bon billet de 2007, mon réseau social, c'est mon blog. Avec le blog, je peux concentrer tout ce qu'un media social me permet d'imaginer, c'est à dire : créer, fédérer une communauté autour d'intêrets communs, partager des ressources, échanger, étendre mon réseau, personnel ou professionnel, lancer des idées, des concepts, les valider, renforcer ma notoriété et travailler sur mon identité numérique..

Je peux le faire en profondeur, prendre le temps de développer et argumenter mes billets, je peux segmenter les thèmes, les langues... ce qui veut dire plus de travail, mais aussi une meilleure visibilité et un enrichissement grâce à des communautés différentes qui s'interpellent ou se complètent....

Si comme le souligne Fred Cavazza dans son billet anniversaire, j'arrive à conserver authenticité, donner plus de temps, et privilégier le contenu, alors mon blog est bien la pierre angulaire de ma communication online.

Là encore, il est question de stratégie, mais comme je l'ai évoqué en début d'année (les cordonniers sont toujours les plus mal chaussées) il s'agit aussi de trouver le juste ton, celui qui s'extirpe de l'ensemble du bruit ambiant, de la superficialité. Il ne s'agit pas de donner de la voix, comme sur Facebook, ou de donner du buzz via Twitter. Mais d'engager un vrai dialogue, et donc, de s'engager. Si le maitre mot est l'engagement, son corolaire est le temps.

En ce qui me concerne, je n'ai jamais souhaité être une blogueuse full-time, d'où la difficulté de tenir cet engagement sur la durée. Mais l'écriture est une forme de virus, et une fois passée un certain cap, c'est un peu comme le sport : cela s'installe dans votre rythme propre comme une nécessité... Il faut donc écrire, tenir le cap, activer une mécanique, jusqu'à ce que la discipline prenne sa place dans votre vie. Pour cette année, j'essaierai donc de tenir le rythme pour le BizNetBlog et pour MakeMyWorlds afin que les liens générés convergent vers une seule identité en 2 langues, le blog anglais étant plutôt réservé à mon travail dans les univers virtuels.

Pour une entreprise, cette régularité implique d'intégrer le temps de l'écriture, de la recherche et des commentaires, dans la feuille de tâches d'une personne dédiée soit de sous-traiter le blogging à une personne externe. Peu importe le choix, l'important est de comprendre que le blog n'est pas un site web bis et qu'on devra définir avec précision la stratégie éditoriale et contrôler le "bruit" afin d'en faire un outil efficace.

Quelques chiffres : 133,000,000 de blogs indexés par Technorati depuis 2002, 346,000,000 de lecteurs de blogs selon ComScore mars 2008, 900 000 billets écrits par 24h, 1 750 000 feeds RSS pour TechCrunch (janvier 2009), 7 internautes sur 10 lisent les blogs... Pour en savoir plus, lire l'excellente étude annuelle de Technorati.


Facebook


Ouvert il y a quelques années, mon compte Facebook ne m'avait pas servi à grand chose jusqu'à ce que je me décide à le réactiver au mois de mai, pour cet exercice. A dire vrai, je n'aime pas Facebook. Mais je comprends pourquoi certains l'aiment tant. Il est une sorte de scrapbook interactif où chacun peut mélanger les médias, les coller avec ou sans logique.

Utilisé à des fins personnelles, Facebook permet à beaucoup d'exister dans cette ultra-moderne solitude chantée par Souchon, de donner de la voix pour dire qu'on aime ou pas Michael Jackson, qu'on est solidaire de tel ou tel combat, de débattre du dernier livre de Houellebecq, de rire de la dernière vidéo de machin ou de balancer tout et n'importe quoi sans avoir à faire face. Faire face cela veut dire pour moi, regarder l'autre, ses yeux, son visage, c'est dégager de l'espace pour entrer en relation. Je ne crois pas que Facebook permet d'entrer en relation dans ce sens.

Si l'on regarde le bon côté des choses, Facebook permet de retrouver des amis, oui, de vieux amis qu'on a pas vus depuis le collège, ou de conserver un lien entre amis délocalisés géographiquement, ou encore d'animer un petit groupe de copains (ce qui était d'ailleurs l'ambition de son fondateur). Le mauvais côté des choses est qu'en compilant des pseudos-amis de partout et nulle part, vous vous retrouvez très vite pollué de matériaux qui n'ont pour vous pas grand intérêt - comme par exemple la voisine de Mark qui habite à Gloucester organise une garage sale ce week-end.. Facebook permet avec une facilité déconcertante de raconter n'importe quoi et de le balancer immédiatement sur une large audience, qui va agir selon le cas , comme un catalyseur et diffuser la chose en question de cercles en cercles, jusqu'à en faire un "sujet" occupant l'espace commun auquel vous ne pouvez plus échapper... Sachant qu'un membre facebook moyen a une moyenne de 120 amis, la vitesse de circulation de cercle en cercle laisse réveur...

Au delà de son aspect personnel et narcissique, Facebook devient un outil semi-pro ou totalement professionnel, car lié à votre blog et à vos comptes Twitter, Flickr et Youtube, il peut devenir une arme redoutable permettant de démultiplier votre visibilité et de faire résonner votre marque sur google et les autres moteurs de recherches.

La synergie entre Facebook et votre site web peut se révéler aussi particulièrement payante en matière évenementielle. Les widgets et les Api développés par l'équipe Facebook rendent ces implémentations simples et rapides.

Pour les solos, la vraie difficulté est de faire comprendre aux amis ou à la famille, pourquoi vos billets de blogs ou vos conversations pros (quelquefois si ennuyeuses) passent par votre profil facebook !!! Il vous faudra donc habilement gérer les éléments de confidentialité dans votre profil pour segmenter vos relations en liste et dispatcher les contenus en fonction de qui les lira.... Si cela vous parait insupportable ou trop compliqué, le mieux est peut être alors de créer une page pro, un profil entreprise ou bien de séparer complètement les plateformes sociales : facebook c'est personnel, linkedin ou viadeo , c'est professionnel....

Quelques chiffres : Selon ComScore, Facebook aurait atteint, en juin 2009, une audience estimée à 340 millions de visiteurs uniques par mois, soit une progression de 157% sur un an qui place le célèbre réseau social à la quatrième place des sites les plus visités au monde, derrière Google (844 millions de VU), Microsoft (691 millions) et Yahoo (581 millions). Il aurait ainsi dépassé Wikipedia (303 millions), AOL (280 millions) et Ebay (233 millions). 120 millions des membres facebook se connecteraient au moins une fois par jour, et le membre moyen compterait environ 120 amis en moyenne...

Prochain épisode : Twitter, YouTube, Flickr...




Bookmark and Share


Lire la suite...!

Le marathon Facebook : narcissisme ou new biz ?

Juste quelques mots sur le buzz du jour : Depuis 6h00 du matin, les utilisateurs de Facebook peuvent personnaliser leur URL et adopter une adresse du type "www.facebook.com/prenom.nom"

Je ne suis pas une adepte de Facebook, parce que je ne le maitrise pas encore très bien pour séparer ce qui est personnel du professionnel (j'y travaille !!). Et je ne veux pas entrer ici dans une réflexion philosophie poussée sur la crise du "moi" et le désir d'exister dans cette Matrice qui devient de plus en plus réelle. Mais à ceux qui n'y verraient qu'une forme de narcissisme supplémentaire, je poserais une question. Combien de fois avez-vous cherché votre nom dans Google ? Allez, répondez sincèrement...

Le self-googling, ou ego-search, ou encore la vanity search semblent être particulièrement répandus de nos jours, et particulièrement utile si vous cherchez à établir votre marque personnelle (personal branding). Dans un récent article,
Business Week expliquait que 35% des recruteurs admettaient éliminer les candidats au vue de leur résultats sur Google. Google, qui fin avril, avait déjà lancé son service de gestion de son profil via son service Google Profiles, histoire de renforcer sa position dans le domaine de la gestion de son identité numérique et du social via ce service. Il aura donc fallu 3 minutes pour atteindre les 200,000 noms enregistrés (1111 par minutes). A bout de 15 minutes, ce chiffre avait grimpé à 500,000. Une heure après son lancement , le million était atteint. A 20h de notre heure, plus de 3 millions d'url avaient été enregistrées, et plusieurs domaines étaient déjà en vente.... (voir le reportage photos/vidéos sur Mashable).

Dans le cadre du travail que j'effectue en ce moment sur ma propre marque, je me suis autorisée une petite escapade de minuit pour enregistrer mon adresse Facebook. Je n'ai pas retenu les 4 propositions de Facebook et j'ai opté pour un prénom/nom attaché comme sur Linkedin qui le propose depuis quelques temps déjà. Ce sera donc http://www.facebook.com/helenezuili .

Pour terminer, un lien cadeau vers le
OnlineID Calculator pour tous ceux qui veulent mesurer leur notoriété et leur identité numérique sur le web. Développé par le Reach Branding Club, il m'a été donné dans une conférence très intéressante de William Arruda, l'une des gourous américains du personal branding. Et 2 de mes clips préférés à propos de FaceBook...












Bookmark and Share


Lire la suite...!

Vers une cyber-démocratie européenne...

Il fut un temps où le courrier des lecteurs et le café du commerce étaient surement les seuls moyens d'exprimer son opinion, c'est à dire sa subjectivité, puisque l'opinion individuelle est fortement influencée par le milieu social dans lequel on grandit et évolue, et les préjugés que l'on s'approprie.

La liberté d'opinion affirmée dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 a très vite appris à cohabiter avec le délit d'opinion, sorte de blasphème laïque et politiquement incorrect. Au fil du temps, certains leaders (d'opinion ?) ont su élaborer à partir de toutes ces subjectivités de véritables courants d'expression matérialisés entre autres, par les corporations, les partis politiques ou les syndicats. Puis vint le temps des sondages d'opinion, outils modernes qui permettaient de mesurer la pénétration d'une idée dans l'opinion publique. Pas un jour ne se passe sans qu'on nous fasse part d'un sondage sur un sujet qui devrait nous concerner...

L'usage des réseaux a fortement bouleversé la donne. Sites web, intranet, extranet, toutes les formes d'expressions deviennent possibles pour donner son avis; bloguer, commenter, noter, cocher sont autant de façons d'exister sur la toile et au delà. S'exprimer, sous toutes les formes, à l'aide de tous les médias, exposer son point de vue, sans pour autant chercher à partager, est à la portée du plus grand nombre.

La floraison et l'usage des médias sociaux d'expression, dont les outils de publication, de discussion ou d'aggrégation des contenus (voir le nouveau Panorama des médias sociaux de Fred Cavazza), familiarisent peu à peu les internautes à donner leur opinion directement sur les sujets qui les concernent le plus, déplaçant de ce fait davantage les pouvoirs en place...

Cette familiarisation entraine aujourd'hui l'usage de large "questionnaires d'opinion" susceptibles de rendre compte aux pouvoirs publics des attentes du plus grand nombre. La Consultation publique sur l’Internet du futur lancée par le gouvernement ou l'étude NutriSanté en sont des exemples flagrants.

La cyber-démocratie est bien en marche. Le site américain Open Government Dialogue trace le chemin de ce que notre administration peut -et doit- prendre dans le futur. A l'heure où l'on parle tant d'Europe, la Commission Européenne pourrait initier nombres d'initiatives de ce type, qui du même coup donneraient corps à un "peuple européen" en permettant à chacun de s'exprimer, de discuter et de socialiser au delà des frontières. Cette nouvelle intelligence collective pourrait peut-être accoucher d'une Europe qui nous ressemble plus. Du moins, peut-on le souhaiter....


Bookmark and Share


Lire la suite...!

Comparaison sémantique Obama/Sarkozy discours inauguraux

Il y a quelque chose de comique à voir que chacun des 2 grands partis politiques français essaie de s'approprier un peu de la victoire d'Obama en revendiquant des copier-coller techniques... A l'heure du web 2.0 où l'idée fondamentale est la mise en commun de l'intelligence, il serait plus utile à la communauté politique de s'entendre pour accélérer ensemble le mouvement d'accompagnement de cette révolution numérique pour le bien de tous.

Many Eyes est un outil incroyable de visualisation des données textuelles (text-mining). Leur but est de "democratiser" la visualisation et de permettre de nouvelles façons collectives de partage et d'analyse des données. Many Eyes fait partie de IBM Collaborative User Experience et explore les visualisations de l'information qui permet à la collectivité de trouver et partager du sens. InnovaBlog en parle très bien.

J'y ai donc analysé le discours inaugural de Nicolas Sarkozy et comparé les occurences émergentes avec celui de Barack Obama sur 20 mots.

L'objectif de ManyEyes n'est pas d'asséner une vérité de l'information mais de permettre à chacun de révéler sa vision, son analyse, à travers sa propre perception.
Pour moi, ce qui est très intéressant est de voir comment au delà des clichés de personnalités, la culture des 2 pays ressort, et le positionnement de chacun des présidents. Au delà, vous l'avez compris, ça parle de politique, de désir, de nos futurs ....

Lire la suite...!

Engagement : le maitre mot du webmarketing... et de la politique...!

Les candidats aux présidentielles sont souvent assez différents des présidents qu'ils deviennent. Souvent plus audacieux, spontanés, visionnaires et vivants, les candidats élus se muent en "chef d'état"comme si l'habit de la fonction leur obligeait la posture et le maintien... Bon, ce n'est pas tout à fait vrai pour Nicolas Sarkozy, qui finalement a plutôt gardé le même style que pendant sa campagne, ce que les journalistes français lui ont souvent reproché, cela semble être le cas aussi de Barack Obama. Le sms, qui avait déjà été utilisé par le candidat Obama pour annoncer la désignation de son vice président Joe Biden à 2,9 millions de citoyens qui en avaient fait la demande, le sms a encore frappé ! "Envoyez le mot OPEN ou HISTORY au 56333 pour savoir comment vous aussi pourrez faire partie de l'histoire", c'est en résumé l'annonce que Barack Obama a donné dans son message préparatoire à sa prestation de serment de mardi.

La totalité des outils du buzz sont présents bien sur...
Le blog, hier outil de campagne, s'est habillé des symboles de la Maison Blanche et relaie l'ensemble des évènements en proposant encore et toujours plus d'interactivité aux citoyens américains : à l'inauguration, au bal, à la prestation de serment... Le micro-blogging via twitter, les photos en partage via flickr, tout le monde est là, prêt à converger vers "D.C." comme on dit là-bas, qui est en passe de devenir la ville la plus "in" des Etats Unis.

Usaservice, un site web destiné à valoriser le message le Martin Luther King, Jr. Day, (promouvoir les évenements pour aider les américains à montrer leur engagements, construire leurs communautés, trouver des opportunités de servir et partager leurs résultats) a monté un concours de vidéo sponsorisé par Youtube sur la base du fameux "Yes we can".

Les widgets, les webaps et Google sont aussi de la fête avec cette superbe carte où sont visualisées en temps réel les actions individuelles et les actions collectives pour servir sa communauté, et les domaines auxquelles elles sont associées.

Et bien sur, les réseaux sociaux encore et toujours, avec cette très belle opération Facebook en partenariat avec le N.Y Times, où 35000 commentaires suggestions sont adressés au président pour répondre à la question "A votre avis, quelle doit être la première préoccupation du futur président ?"
MySpace avec d'autres widgets pour le site web comme ce magnifique "corner" tourne page ou encore la possiblité de customiser son bureau avec la "skin" (template ?) "My BarackObama".

Je pourrais continuer à lister les actions, les outils, et dégager les lignes de forces de la stratégie géniale de l'association Plouffe/Hughes. Mais le vrai secret de cette stratégie, ce n'est pas simplement d'aligner les actions, de les additionner et les enchevétrer pour finalement sonner "le mat", c'est avant tout de "sonner juste". Juste avec son peuple, juste avec son temps. C'est peut-être ce que nos politiques, mais aussi nos medias doivent entendre et comprendre. Chez nos amis américains, il ne s'agit pas seulement d'un grand show, d'une grande mise en scène, c'est aussi quelque chose qui renvoit à l'Histoire de ce pays, une nation constituée de ses différences, toutes ses différences, où l'on peut bâtir en joignant ses forces et pas seulement en s'opposant pour détruire... et semer la haine ordinaire... Barack Obama en est l'exemple le plus flagrant. A l'heure où des gens sont encore capables dans notre pays d'entretenir le discours racial et alimenter la peur et la haine la plus ignoble, Barack Obama et l'Amérique nous montrent le chemin... un chemin...


Lire la suite...!

LA VIE CONNECTEE AU PICNIC 08 : MOI LE MEDIA !

J’ai eu la chance de participer à PICNIC 08 à Amsterdam, via le groupe de recherches Enquiring Minds réuni par Anne Helmond et Sabine Niederer. L’échange était basé sur le retour d’une sorte de rapport reprenant ce qui pour moi, avait été fort et pertinent, dans le cadre des recherches que je mène, plutôt informelles, et qui me servent à construire et élaborer dans les projets que j’initie ou auxquels je participe.

Le cadre : PICNIC est une ruche, un lieu de mouvement.
A l’image des ces milliers de vélos qui se croisent pour converger vers le lieu du meeting, l’image qui me vient est celle d’un cerveau, de ces synapses qui se prolongent, s’unissent pour mieux se diviser. A la fois informel et professionnel, PICNIC me ravit par son mélange d’étudiants chercheurs, d’actifs scientifiques, de presque et déjà gourous, artistes, inventeurs, créateurs et concepteurs de tous horizons, et de marketeurs et chefs d’entreprises avisés. Via les labs, les ateliers, les présentations et les conférences, les lieux se prêtent à échanger, partager, confronter, en toute liberté. Au fond, j’ai trouvé PICNIC assez proche dans la forme, du thème qui est traité Collaborations et créativité.

Les tendances : Le Temps de toutes les convergences
La convergence numérique prend toutes les formes. Un peu comme un mash up geant entre le hardware et le software. Nul ne sait les formes finales de cette « chose » que nous créons chacun à notre place. 2 images me viennent, une issue du film Matrix, l’autre depuis les murs digitaux de Minority Report. Avec un peu de Total Recall… Le service et le produit se confondent, mélangeant le réel et le virtuel, au bout de lecteurs (terminaux) qui deviennent les nouveaux sens de l’être humain en le dotant du don d’ubiquité. De partout on recherche un standard, des étalons qui pourrait servir de repère consensuel. L’open source a réellement modifié les données d’entrées réduisant ainsi le temps de l’innovation, mais aussi le rôle de la collaboration partagée. Etonnamment, l’industrie du jeu se retrouve à la fois moteur de l’innovation en matière de hardware et de software axé sur l’immersion et la simulation.

Social/Moi : Paradoxe : la machine rend de plus en plus social. Toute production digitale devient objet de sociabilité, qui circule et se partage en cercles, en réseaux, sous les formes les plus diverses. Tout peut être public, restreint ou privé, local ou global. Le politique et le citoyen se rapprochent, les pouvoirs se déplacent, l’éducation empreinte d’autres chemins, les interactions transversales se multiplient pour dessiner des collaborations plus directes et instantanées. Les intermédiaires disparaissent remplacés par des services 2.0 sur le modèle du producteur au consommateur. Sur le modèle du réseau social grand public ou citoyen, on voit émerger de vrais réseaux de services professionnels organisés autour de communautés. Je deviens de plus en plus exigeant, tout, tout de suite, navigant d’un réseau social à l’autre pour tisser un monde personnel d’interactions.

Mobile : Le téléphone mobile est un terminal emetteur récepteur multifonctions qui me connecte à ce « moi social virtuel» en temps réel et me permet d’interagir cross-média avec une multitude de sources. Il est le fast-food de le communication, sa forme influence profondément la forme de la communication. Il est devenu aussi lecteur optique, engin de localisation spatiale et sémantique pour la réalité augmentée.

Réel/Virtuel : Avec le focus de la conférence sur les mondes et réalités virtuelles, je finis par penser que la frontière entre réel et virtuel s’estompe progressivement. Un peu comme une fractale à l’infini, le réel contient le virtuel, et réciproquement. Tout comme Facebook est aussi virtuel que Second Life, les biens virtuels qui s’y échangent sont le prélude à une économie en pleine expansion. Les passerelles et les ponts se bâtissent de partout. Ainsi, les entreprises, elles aussi en pleine mutation, commencent à comprendre les économies et le temps qu’elles peuvent gagner à apprivoiser ces territoires d’expression en 3D temps réel, pour la formation et la collaboration de leurs équipes de plus en plus souvent délocalisée.

Verte. La dimension du développement durable est présente partout, abordée de façon créative. La conception des services prend mieux en compte à la source la perception et l’expérience utilisateur, et le rôle des acteurs et réseaux sociaux virtuels ou réels. La problématique énergétique et la massification accélèrent les expérimentations vers d’autres représentations des flux et vers l’usage de réalités augmentées ou virtuelles.

Je pense à la façon dont le monde qui se dessine nous transforme chaque jour davantage. Déjà nos perceptions de temps et de lieu se sont modifiées. Interconnectés nous devenons le média. Nous recevrons de plus en plus d'informations qu'il faudra savoir trier et organiser pour les trouver. Nous devons inventer notre façon de collaborer et diriger notre vie (excellente intervention de Itai Talgam). Il n'y a pas une "real life" et une seconde life". Il y a la vie "connectée". Avec tellement de questions sur la sécurité, les libertés. J'aurais aimé discuter de l'humain, des émotions, des brèches que nous ouvrons pour le meilleur et le pire. Mais, mon Thalis était bien programmé pour 18h26, avec wifi à bord..., j'allais pouvoir continuer à en discuter sur ce blog...

L'homme et sa sécurité doivent constituer la première préoccupation de toute aventure technologique. Albert Einstein

Quelques liens que je trouve intéressant :
Sur l'expérience avec Aaron Koblin et son site
Des notes précises par un intervenant de openmuseum, (collaboration pour les lieux d'héritage culturel)n
Internet Actu sur l'intervetion de Ethan Zuckerman sur l'attention que nous portons à l'Afrique
Me the Media
et cette vidéo qui présente une étude en cours à laquelle vous pouvez participer , sur le "bonheur virtuel".



English readers

Lire la suite...!

Ces objets sociaux qui nous gouvernent

Qu'est ce que partagent les personnes d'un même groupe sur internet. Une passion, un même centre d'intérêt, un langage, un style. De l'émotion. Mais aussi des objets sociaux selon Jyri Engeström, c'est à dire des objets susceptibles de fabriquer de la sociabilité. Films, pistes audio, dessins, animations, photos, textes sous toutes ces formes, espaces et objets virtuels, toutes ces données deviennent objets sociaux quand ils font que vous et moi nous retrouvons dans un réseau social. Les internautes en réseau se connectent à travers ces objets partagés, et les bons sites sont ceux qui permettent à l'utilisateur de produire ces objets qui ajoutent de la valeur ajoutée.

Du coté des terminaux, le téléphone mobile accélère sa mutation en objet de l'internet, à la fois émetteur de données - sms, photos, vidéos, surf, email-, objet directionnel avec le gps, lecteur de données -barcode, Qcodes, Rfids- et terminal de paiement.
Le design et l'ergonomie les rendent désirables, autres objets de sociabilité, en soi. Avez vous remarqué combien de discussions portent sur les objets eux-même ?

Jyri prédit que dans les deux prochaines années, nous verrons de plus en plus d'objets sociaux physiques centrés sur la sociabilité, développant notre vision périphérique comme dans un jeu vidéo. La question suivante sera de savoir comment l'utiliser, pour recevoir la bonne information quand nous en avons vraiment besoin.


Tous les créateurs et porteurs de projets devraient intégrer ces 3 questions :
- Quel est le degré de sociabilité de l'objet ?
- Quel est le verbe que je veux associer à cet objet ?
- Où sont mes points de connectivité au réseau ?

Je serai la première à le faire !


Le Site de Jyri Engelstrom
Le toujours super site de Fred Cavazza
LES AFFAIRES WEB: reseau social reseaux sociaux



Lire la suite...!
 

Mes images

www.flickr.com
Helene Zuili éléments Aller à la galerie de Helene Zuili